Préparer un voyage au Laos demande un peu plus que réserver ses hôtels et tracer son itinéraire sur une carte : visa, formulaire d’immigration numérique, santé, assurance, permis international, conduite, état des routes, munitions non explosées, argent liquide… certaines particularités méritent d’être connues avant le départ. Rien d’insurmontable : quelques démarches effectuées au bon moment permettent surtout de partir plus sereinement et de profiter pleinement du voyage une fois sur place.

Passeport et visa : ce qu’il faut prévoir

 Pour entrer au Laos, votre passeport doit être valide plus de six mois à compter de votre date d’arrivée. Pour les voyageurs belges, français et canadiens, un visa touristique est nécessaire. Il n’existe actuellement aucune exemption de visa pour ces trois nationalités. De plus, votre passeport devra être encore valable au moins six mois après votre séjour au Laos. Plusieurs possibilités existent : 

Le eVisa

 La solution la plus simple pour beaucoup de voyageurs consiste à demander son visa en ligne sur le site officiel du gouvernement laotien. Le eVisa touristique : 

  • Coûte 50 USD (tarif vérifié au 14/09/2026)
  • permet une entrée unique ;
  • autorise un séjour de 30 jours maximum ;
  • reste utilisable pendant 60 jours à partir de sa délivrance ;
  • est généralement traité sous trois jours ouvrables.

Attention : il n’est pas utilisable à tous les postes-frontières du pays. Au moment de la rédaction de cet article, le eVisa est accepté à neuf points d’entrée, parmi lesquels les aéroports internationaux de Vientiane, Luang Prabang et Pakse, plusieurs ponts de l’Amitié avec la Thaïlande, le poste-frontière de Boten ainsi que les gares internationales de Boten et Khamsavath. La liste peut évoluer. 

Vérifiez donc toujours votre point d’entrée précis avant d’introduire la demande. Autre détail important : l’autorisation reçue par e-mail doit être imprimée et présentée à l’immigration. Une version enregistrée sur votre téléphone ne remplace officiellement pas le document papier. 

Le visa à l’arrivée

Un visa touristique à l’arrivée reste possible dans plusieurs aéroports et postes-frontières. Il coûte généralement autour de 40 USD, avec un montant qui peut varier selon la nationalité. 

Pour les Canadiens, il est généralement facturé 42 USD. Prévoyez des dollars américains en espèces et, idéalement, le montant exact. 

Cette solution peut être pratique, notamment lors d’une arrivée par voie terrestre, mais tous les postes ne proposent pas ce service. Si votre itinéraire prévoit une entrée au Laos depuis la Thaïlande, le Vietnam, le Cambodge ou la Chine, vérifiez donc préalablement : 

  • que le poste-frontière est ouvert aux étrangers ;
  • qu’il délivre bien des visas à l’arrivée ou accepte le eVisa ;
  • ses horaires d’ouverture.

Lors d’un passage terrestre, veillez également à obtenir le cachet d’entrée ou de sortie dans votre passeport. 

Un conseil simple

Pour éviter les intermédiaires et les frais inutiles, utilisez exclusivement le site officiel du gouvernement laotien. De nombreux sites commerciaux ressemblent aux plateformes gouvernementales et facturent des frais supplémentaires pour accomplir exactement la même démarche. 


Le formulaire numérique d’arrivée… et de départ

Le visa n’est plus la seule formalité numérique à prévoir.

Depuis le 1er septembre 2025, le Laos utilise progressivement un Lao Digital Immigration Form (LDIF) destiné à remplacer les anciennes fiches d’immigration papier. La déclaration doit être remplie en ligne dans les trois jours qui précèdent l’arrivée. 

Particularité facile à oublier : une nouvelle déclaration doit également être effectuée dans les trois jours précédant le départ du Laos. 

Les deux démarches s'effectuent via le site officiel : Submit Arrival or Departure Digital Card. Il vous est demandé de scanner un QR Code et de compléter vos données. Un code de vérification vous est ensuite délivré, qui sera à présenter au moment du contrôle du passeport. 

Le dispositif concerne actuellement les principaux points d’entrée où il a été officiellement déployé : 

  • l’aéroport international de Wattay à Vientiane ;
  • l’aéroport international de Luang Prabang ;
  • l’aéroport international de Pakse ;
  • le premier pont de l’Amitié lao-thaïlandaise, entre Nong Khai et Vientiane.

Le système étant appelé à évoluer, vérifiez avant le départ si votre point d’entrée ou de sortie a depuis été ajouté. 

Visa et formulaire numérique sont deux démarches différentes : disposer d’un eVisa ne dispense pas du formulaire d’immigration lorsqu’il est requis. 


Conduire au Laos : voiture, scooter ou moto

Le scooter et la moto attirent naturellement les voyageurs au Laos, notamment pour parcourir la boucle de Thakhek ou le plateau des Bolovens. 

Il est également possible de louer une voiture et de conduire soi-même, une option qui peut intéresser ceux qui recherchent davantage de confort ou qui ne souhaitent pas voyager à deux roues. 

Dans tous les cas, un permis de conduire international est nécessaire et doit accompagner votre permis national. 

Si vous louez une moto ou un scooter nécessitant un permis moto, votre permis doit évidemment couvrir cette catégorie. Le fait qu’un loueur accepte de vous remettre les clés ne signifie pas que vous êtes légalement autorisé à conduire le véhicule. 

Le Laos roule à droite, comme la Belgique et la France. 

Vérifiez aussi l’assurance du véhicule

Ne partez jamais du principe qu’une voiture ou un deux-roues de location est automatiquement correctement assuré. La législation laotienne n’impose pas aux sociétés de location de souscrire une assurance couvrant leurs véhicules. 

*En l’absence de couverture suffisante, le conducteur peut donc se retrouver personnellement responsable des dommages. 

Avant de partir : 

  • vérifiez précisément l’assurance comprise dans la location ;
  • photographiez l’état du véhicule sous tous les angles ;
  • contrôlez les pneus, les freins et l’éclairage ;
  • pour un deux-roues, vérifiez également l’état du casque ;
  • demandez clairement ce qui reste à votre charge en cas d’accident.

Votre propre assurance voyage mérite elle aussi d’être vérifiée : certaines compagnies excluent les accidents à moto lorsque le conducteur ne possède pas le permis correspondant. 


Routes et transports : les distances peuvent être trompeuses

Une route de 150 kilomètres ne correspond pas nécessairement à deux petites heures de trajet. 

Le train Laos-Chine a considérablement simplifié les déplacements sur l’axe reliant notamment Vientiane, Vang Vieng, Luang Prabang et le nord du pays. 

En dehors de cet axe, la situation est beaucoup plus variable. Certaines routes sont en mauvais état, particulièrement dans les régions montagneuses et pendant la saison des pluies. 

Bus et minivans restent largement utilisés, mais leur confort et l’état des véhicules peuvent également varier. 

La conduite nocturne hors des centres urbains est vivement déconseillée. 

Au Laos, mieux vaut donc prévoir des temps de trajet réalistes et un peu de marge dans l’itinéraire, plutôt que de calculer ses étapes uniquement à partir du nombre de kilomètres affiché sur une carte. 


Santé au Laos : que prévoir avant le départ ?

Une consultation chez votre médecin ou dans une clinique de médecine du voyage est idéalement à prévoir six à huit semaines avant le départ. Les recommandations doivent toujours être adaptées à votre état de santé, à la durée du séjour et surtout à votre itinéraire. 

Vaccins recommandés

La vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les voyageurs. Il convient également de vérifier que les vaccinations de base sont à jour, notamment : 

  • tétanos ;
  • diphtérie ;
  • coqueluche ;
  • poliomyélite ;
  • rougeole, oreillons et rubéole.

Selon votre itinéraire, la durée du voyage et votre profil, d’autres vaccinations peuvent être envisagées : 

  • fièvre typhoïde ;
  • hépatite B ;
  • rage ;
  • encéphalite japonaise.

Un vaccin contre la dengue existe également, mais il n’est pas recommandé systématiquement à tous les voyageurs. En Belgique, il concerne surtout certaines personnes ayant déjà contracté la dengue et qui voyagent longtemps ou fréquemment dans des zones à haut risque. 

La recommandation n’est pas identique pour un séjour de quelques jours dans les principales villes et pour plusieurs semaines passées dans des régions rurales. L'avis d'un médecin, de préférence spécialisé dans les maladies tropicales, reste donc vivement conseillé. 

Une particularité pour les séjours de plus de quatre semaines : la polio

Le Laos fait l’objet d’une recommandation particulière concernant la poliomyélite. 

Pour les voyageurs qui séjournent plus de quatre semaines dans le pays, une dose récente de vaccin contre la poliomyélite est exigée, même si vous avez été correctement vacciné dans l’enfance. Elle doit avoir été administrée entre quatre semaines et douze mois avant votre sortie du pays et être inscrite dans le Certificat international de vaccination. 

Pour un séjour plus court, un rappel unique à l’âge adulte est recommandé pour les voyages en Asie. 

Si votre voyage approche ou dépasse un mois, parlez-en donc explicitement à votre médecin. 

Paludisme, dengue et autres moustiques

Tous les moustiques ne transmettent pas les mêmes maladies et le risque de paludisme n’est pas identique partout au Laos. 

Il est notamment plus important dans certaines régions du tiers sud du pays, tandis que d’autres secteurs présentent un risque faible ou très faible. La nécessité d’un traitement préventif contre le paludisme dépend donc de l’itinéraire réellement prévu. 

La dengue est quant à elle présente aussi bien en milieu urbain que rural et circule particulièrement pendant la saison des pluies. Le chikungunya, le Zika et l’encéphalite japonaise font également partie des risques à prendre en considération selon le voyage.

La meilleure protection reste d’abord celle contre les piqûres : 

  • utilisez un répulsif efficace ;
  • portez des vêtements couvrants lorsque cela est nécessaire ;
  • utilisez une moustiquaire lorsque les conditions de logement le justifient ;
  • protégez-vous également pendant la journée, certains moustiques vecteurs de maladies ne piquant pas uniquement le soir.

Une consultation médicale permet de déterminer les précautions réellement utiles pour votre parcours, plutôt que d’appliquer la même recommandation à tout le Laos. 

Baignade en eau douce : qu’est-ce que la schistosomiase ?

La schistosomiase, également appelée bilharziose, est une maladie provoquée par des vers parasites.

Le mécanisme de contamination est assez particulier : les larves du parasite se développent dans certains escargots d’eau douce, puis sont libérées dans l’eau. Lorsqu’une personne nage, se baigne ou marche dans une eau contaminée, ces larves peuvent traverser directement la peau.

Il n’est donc pas nécessaire d’avaler l’eau pour être infecté.

Au Laos, la maladie n’est pas présente dans toutes les rivières. La transmission de Schistosoma mekongi reste concentrée dans le sud de la province de Champasak, principalement dans les districts de Khong et Mounlapamok.

Cette précision concerne directement les voyageurs puisque le district de Khong englobe une partie des 4 000 îles, ou Si Phan Don.

La maladie peut passer inaperçue dans un premier temps. À plus long terme, elle peut notamment provoquer douleurs abdominales, diarrhées, sang dans les selles et, dans les formes avancées, une atteinte du foie.

Cela ne signifie évidemment pas que toute activité aquatique doit être évitée dans le sud du Laos.

En revanche, dans les zones concernées, évitez de vous baigner directement dans le Mékong ou dans une eau douce dont la sécurité sanitaire n’est pas clairement établie et renseignez-vous localement avant d’entrer dans l’eau. 

Par ailleurs, la schistosomiase se traite efficacement avec un médicament antiparasitaire, le praziquantel. En cas de baignade accidentelle dans une zone à risque, signalez l’exposition à un médecin à votre retour : le dépistage et le traitement se font généralement plusieurs semaines après le contact avec l’eau.

Une assurance voyage réellement adaptée

Ce point est particulièrement important au Laos.

Les infrastructures médicales restent limitées et, en cas de problème sérieux, une évacuation vers la Thaïlande peut être nécessaire. Votre assurance devrait donc couvrir au minimum : 

  • les soins médicaux ;
  • l’hospitalisation ;
  • le rapatriement ;
  • l’évacuation sanitaire ;
  • les accidents de voiture, scooter ou moto si vous envisagez de conduire ;
  • les activités sportives ou de plein air que vous comptez pratiquer.

Lisez réellement les exclusions du contrat. Une assurance peut, par exemple, couvrir théoriquement les accidents de voyage tout en refusant une intervention après un accident de moto si vous ne possédiez pas le permis requis. 

Médicaments : prévoyez votre propre réserve

Si vous suivez un traitement régulier, emportez une quantité suffisante pour toute la durée de votre voyage.

Certains médicaments peuvent être difficiles à trouver au Laos et l’offre pharmaceutique devient plus limitée lorsqu’on quitte les grandes villes. Conservez : 

  • les médicaments dans leur emballage d’origine ;
  • une copie de votre ordonnance ;
  • idéalement une ordonnance ou attestation en anglais pour les traitements particuliers.

Une petite pharmacie de voyage reste également utile pour les problèmes courants. 


Eau, alimentation et alcool : quelques précautions

L’eau du robinet n’est pas recommandée pour la consommation.

Privilégiez l’eau en bouteille correctement scellée ou un système de filtration adapté. 

Pour l’alimentation, les précautions habituelles restent de mise : privilégiez les plats fraîchement préparés et évitez les aliments restés longtemps à température ambiante.

La street food n’est pas nécessairement plus risquée qu’un restaurant. Un stand très fréquenté où les aliments sont cuisinés devant vous peut même offrir une rotation des produits particulièrement rapide. 

Attention aux alcools artisanaux et au méthanol

Une vigilance particulière s’impose concernant certains alcools.

Des cas graves d’intoxication au méthanol, parfois mortels, ont été signalés au Laos après consommation de boissons alcoolisées contaminées.

Le méthanol ne peut être identifié simplement au goût ou à l’odeur. Mieux vaut donc être prudent avec : 

  • les alcools artisanaux dont l’origine n’est pas clairement identifiable ;
  • les bouteilles déjà ouvertes ;
  • certains cocktails préparés avec des spiritueux inconnus ;
  • les boissons proposées gratuitement ou à des prix anormalement bas.

Argent : prévoyez du liquide

La monnaie officielle est le kip laotien (LAK).

Les paiements électroniques se développent rapidement au Laos, notamment à travers les QR codes bancaires locaux. Ces systèmes ne sont toutefois pas toujours accessibles aux voyageurs étrangers.

Les cartes bancaires sont acceptées dans certains hôtels, restaurants et commerces touristiques, principalement dans les grandes villes. Elles ne remplacent cependant pas les espèces lorsque vous voyagez dans des zones rurales.

Gardez donc toujours suffisamment de liquide pour : 

  • les petits restaurants ;
  • les marchés ;
  • les villages ;
  • les transports locaux ;
  • certaines guesthouses ;
  • les petits commerces.

Des distributeurs existent dans les principales villes, mais mieux vaut ne pas compter sur la présence d’un ATM à chaque étape.

Des dollars américains peuvent encore être utiles pour certaines dépenses ou formalités particulières, mais pour le quotidien, le kip reste la monnaie de référence. 


UXO : où faut-il être particulièrement vigilant ?

Le Laos porte encore aujourd’hui les conséquences des bombardements massifs de la guerre d’Indochine.

Des bombes, sous-munitions et autres munitions non explosées, généralement désignées par l’acronyme UXO (Unexploded Ordnance), restent présentes dans certaines parties du territoire.

Le danger n’est cependant pas réparti uniformément dans tout le pays.

UXO Lao travaille notamment dans neuf des provinces considérées comme les plus fortement touchées : 

  • Luang Prabang ;
  • Huaphanh ;
  • Xieng Khouang ;
  • Khammouane ;
  • Savannakhet ;
  • Salavan ;
  • Sekong ;
  • Champasak ;
  • Attapeu.

Cela ne signifie absolument pas que l’intégralité de ces provinces soit dangereuse. Les zones contaminées peuvent être très localisées.Pour un voyageur, deux secteurs méritent particulièrement d’être retenus. 

La plaine des Jarres

La province de Xieng Khouang, autour de Phonsavan et de la plaine des Jarres, a été très fortement bombardée.

Les principaux sites touristiques accessibles au public ont été déminés et disposent d’itinéraires balisés.

Il faut cependant rester strictement sur les chemins autorisés et ne pas s’aventurer dans les terrains environnants. 

L’est du Laos et l’ancienne piste Hô Chi Minh

Une autre zone particulièrement touchée longe la frontière avec le Vietnam, le long des anciennes ramifications de la piste Hô Chi Minh. Elle traverse notamment différentes parties du centre et du sud-est du Laos.

Dans les secteurs concernés, la règle est simple : restez sur les routes et sentiers clairement établis.

Ne traversez pas un champ, une friche ou une zone boisée pour prendre un raccourci ou chercher un meilleur point de vue. Ne touchez jamais non plus un objet métallique inconnu.

Dans le doute, renseignez-vous auprès de votre hébergement, d’un guide ou des autorités locales avant de partir en randonnée hors des circuits habituels. 


Sécurité : un pays généralement tranquille, avec quelques exceptions

La plupart des voyages touristiques au Laos se déroulent sans problème particulier.

Les principaux risques auxquels les voyageurs sont confrontés restent surtout les accidents de la route et les limites de l’infrastructure médicale.

Certaines zones plus isolées, notamment dans la province montagneuse de Xaysomboune, peuvent faire l’objet de recommandations de prudence en raison d’incidents armés signalés par le passé. 

La région frontalière avec le Myanmar, en particulier certaines parties de la province de Bokeo, fait également l’objet de recommandations de prudence en raison du trafic de drogue, de la criminalité organisée et d’incidents sécuritaires.

La situation pouvant évoluer, consultez les recommandations officielles aux voyageurs peu avant votre départ.

Pour les voyageurs belges, l’inscription gratuite sur Travellers Online permet également au SPF Affaires étrangères de disposer de vos coordonnées en cas de crise. 


Respecter les coutumes locales

Le bouddhisme occupe une place importante dans la société laotienne et quelques règles simples permettent d’éviter les maladresses.

Dans les temples : 

  • couvrez épaules et genoux ;
  • retirez vos chaussures lorsqu’il est demandé de le faire ;
  • évitez de pointer les pieds vers une statue de Bouddha ou vers une personne ;
  • ne touchez pas les représentations religieuses.

Les moines bénéficient d’un respect particulier. Une femme doit notamment éviter tout contact physique direct avec un moine.

Évitez également de toucher la tête d’une personne, particulièrement celle d’un enfant.

Observer ce que font les habitants reste souvent le meilleur moyen de comprendre l’attitude appropriée. 


Quelques interdictions à connaître

Certaines législations locales méritent d’être connues avant de préparer ses bagages. 

Cigarettes électroniques

Les cigarettes électroniques sont interdites au Laos. Leur importation comme leur utilisation peuvent être sanctionnées. Mieux vaut donc tout simplement ne pas en emporter. 

Drogues

La législation concernant les stupéfiants est extrêmement sévère et peut prévoir des peines très lourdes, jusqu’à la peine capitale pour certains délits.

Ne transportez jamais un colis ou un bagage confié par une personne que vous connaissez peu ou pas.

Méfiez-vous également des plats ou boissons présentés comme « happy » ou « special », qui peuvent contenir des substances interdites. 

Photographies

Évitez de photographier : 

  • les militaires ou policiers en uniforme ;
  • les installations militaires ;
  • certains bâtiments officiels ou sensibles.

Une photo qui paraît anodine à un touriste peut ne pas être considérée de la même manière par les autorités locales. 


Internet et carte SIM

Le Wi-Fi est courant dans les hôtels, guesthouses et cafés des principales destinations touristiques.

Une carte SIM locale reste néanmoins très pratique pour utiliser les cartes, réserver un transport ou contacter un hébergement pendant les déplacements.

Parmi les principaux opérateurs figurent notamment Unitel et Lao Telecom. La couverture peut être bonne dans les villes tout en devenant aléatoire dans les régions montagneuses ou isolées.

Avant un trajet hors des grands axes, pensez donc à télécharger : 

  • vos cartes hors ligne ;
  • l’adresse de votre hébergement ;
  • vos billets et réservations ;
  • les informations importantes concernant votre prochaine étape.

Voyager avec un drone au Laos

La réglementation distingue les drones selon leur poids.

Les appareils de moins de 250 g relèvent de la catégorie la plus légère et peuvent être utilisés sans autorisation préalable pour un usage récréatif respectant les règles générales.

La hauteur maximale prévue pour cette catégorie est de 50 mètres et le drone doit rester éloigné des personnes.

À partir de 250 g, le drone doit être enregistré auprès du Department of Civil Aviation et une autorisation d’exploitation est nécessaire avant le vol.

Quelle que soit sa masse : 

  • gardez toujours le drone à vue ;
  • évitez les aéroports et aérodromes ;
  • ne survolez pas les installations militaires ou gouvernementales ;
  • respectez les éventuelles restrictions propres aux temples, sites patrimoniaux, villes ou espaces protégés ;
  • ne volez pas de nuit sans autorisation adaptée.

La réglementation pouvant évoluer, vérifiez les informations du Department of Civil Aviation du Laos avant le départ. 


Saison des pluies : elle change aussi la manière de voyager

La saison des pluies s’étend généralement de mai à octobre. Elle ne signifie pas forcément plusieurs mois de pluie continue, mais les fortes précipitations peuvent avoir des conséquences très concrètes : 

  • inondations ;
  • glissements de terrain ;
  • routes secondaires dégradées ;
  • ralentissement ou modification de certains transports.

Dans les régions montagneuses, un trajet relativement court peut alors devenir nettement plus compliqué. 

Quelle que soit la période choisie, la chaleur tropicale impose également une vigilance particulière concernant l’hydratation et la protection solaire. 


À retenir avant de partir au Laos

✅ Passeport valable plus de six mois à l’arrivée

✅ Visa touristique nécessaire pour les voyageurs belges

✅Vérifier si le Lao Digital Immigration Form concerne votre point d’entrée et de sortie

✅ Permis international indispensable pour conduire une voiture, un scooter ou une moto

✅ Vérifier l’assurance du véhicule avant toute location

✅ Assurance voyage couvrant soins, évacuation sanitaire et rapatriement

✅ Consultation santé idéalement six à huit semaines avant le départ

✅ Pour un séjour de plus de quatre semaines : vérifier les règles concernant le rappel contre la polio

✅ Protection sérieuse contre les moustiques

✅ Dans le sud de Champasak : vigilance concernant la baignade en eau douce et la schistosomiase

✅ Prévoir suffisamment d’argent liquide hors des grandes villes

✅ Dans les régions touchées par les UXO, notamment la plaine des Jarres et l’est du pays : rester sur les routes et sentiers clairement établis

✅ Ne pas emporter de cigarette électronique 


Préparer un peu pour voyager plus sereinement

Le Laos n’est pas particulièrement compliqué à visiter. Il demande simplement d’anticiper quelques points que l’on pourrait plus facilement improviser dans une destination aux infrastructures touristiques très développées.

Un visa en ordre, une assurance adaptée, les bonnes précautions sanitaires, un permis international si vous comptez conduire, quelques cartes hors ligne, suffisamment de liquide et un itinéraire qui ne cherche pas à gagner chaque minute permettent déjà d’éviter une grande partie des difficultés. Le reste pourra attendre.

Après tout, Bo Pen Nyang fait aussi partie du voyage.