Préparer ses bagages est souvent l’un des derniers grands chantiers avant le départ.
Et, comme pour le budget, il n’existe pas de vérité universelle : tout dépend de la durée du voyage, de l’itinéraire, du climat… et surtout de sa manière de voyager. Pour notre voyage au Cambodge, nous avons essayé de trouver le juste équilibre entre légèreté et confort, en anticipant à la fois nos déplacements, le climat et les réalités du terrain.
Nous partirons avec :
Pourquoi ce choix hybride, alors que nous aurions pu voyager uniquement avec des sacs à dos ?D’abord, parce que certains articles ne passent tout simplement pas en cabine :
les crèmes solaires au format supérieur à 100 ml, par exemple, ou certains objets volumineux utiles, oui, mais pas au point de justifier l’encombrement en cabine. Ensuite, parce que malgré cette valise en soute, notre objectif reste clair : voyager le plus léger possible.
Ce choix est directement lié à notre itinéraire, et notamment à deux points précis :
Avant de parler vêtements, nous avons commencé par lister les essentiels, ceux qui ne sont ni optionnels, ni facilement remplaçables sur place.
Nous avons volontairement opté pour une garde-robe réduite mais polyvalente, en tenant compte de la chaleur, de l’humidité et du rythme du voyage.
Aurions-nous pu faire encore plus léger ?
Oui, clairement.
Réduire le nombre de hauts, supprimer un pantalon ou une tenue du soir… c’était possible.
Mais puisque nous prenons une valise en soute, nous avons accepté de charger légèrement plus, sans tomber dans l’excès. Nous sommes déjà très loin de tout ce que nous avions pris en Thaïlande !
En cas d’hésitation entre deux pièces similaires, nous nous sommes toujours posé les mêmes questions :
Tous les hôtels où nous séjournons — sauf un — proposent un service de laundry.
Nous l’avions déjà utilisé en Thaïlande, et au prix du kilo de linge lavé et repassé, cela change complètement la manière de faire ses bagages. Concrètement :
Seule exception : les sous-vêtements, que je laverai moi-même après avoir trouvé un peu de produit de lessive à la main sur place.
Probablement par pudeur.
Côté chaussures, la règle est simple :
Dans les bagages :
Nous n’emportons presque rien :
Dans nos bagages :
Pas de maquillage : avec la chaleur et l’humidité, c’est tout simplement impossible pour moi.
Dans cette catégorie, on retrouve :
Et puis, l’objet totalement superflu… mais assumé : des hamacs de piscine gonflables. On peut rire, mais pour les avoir utilisés très régulièrement en Thaïlande, ils sont incroyablement agréables. Légers, peu encombrants, et franchement appréciables : ce serait dommage de s’en priver.
Pour le trajet en avion, une bonne partie des vêtements ainsi que les chaussures iront dans la valise en soute. Une fois sur place, les vêtements réintégreront majoritairement les sacs à dos, la valise devant rester légère — notamment en prévision du passage par Koh Rong Sanloem.
On retrouvera d’office :
Le reste sera complété en fonction de la place disponible et de ce qui n'aurait éventuellement pas pu être placé dans le bagage en soute.
Pour alléger le bagage cabine, j’ai acheté un insert de protection à glisser dans mon sac à main, afin d’y ranger l’appareil photo et deux objectifs
À eux seuls, ces éléments représentent déjà une grande partie du poids autorisé en cabine.
Les placer dans le sac à main permet donc de contourner intelligemment la contrainte. Dans ce sac se trouveront aussi :
Enfin, nous porterons :
Ce choix de bagages reflète aussi notre évolution en tant que voyageurs. Lors de notre précédent voyage en Thaïlande, nous étions partis avec des bagages atteignant le poids maximal autorisé : 25 kg en soute et 7 kg en cabine, chacun. Pour le Cambodge, nous en sommes à environ 20 kilos pour nous deux. La différence est loin d’être anodine, et elle montre à quel point l’expérience apprend à faire des choix plus justes.
Cela ne veut pas dire que nous voyageons “ultra léger”. Nous savons que nous avons besoin d’un certain confort, et nous l’assumons pleinement. Nous n’avons plus vingt ans, et même si certains backpackers de notre âge voyagent avec un sac unique sur le dos — souvent parce que c’est une habitude qu’ils ont depuis longtemps — ce n’est pas (encore) notre cas.
Mais qui sait ? Peut-être qu’un jour, forts de ces expériences successives, nous tenterons à notre tour un voyage avec un seul sac à dos par personne. Peut-être lors d’un prochain retour en Thaïlande…
En attendant, ces bagages nous semblent être le bon compromis : suffisamment légers pour rester mobiles, suffisamment complets pour voyager confortablement, et surtout adaptés à notre manière de voyager, ici et maintenant.