31 Aug
31Aug

Cet article aurait dû arriver bien plus tôt.

Et pour une fois, ce n’est pas parce que nous avons mis des mois à choisir notre prochaine destination. Elle est décidée depuis un bon moment.

Le problème, c’est plutôt le Cambodge. Ou, plus exactement… tout ce que j’ai encore envie de vous raconter sur le Cambodge !

Lorsque nous sommes rentrés, j’imaginais avancer assez rapidement dans la rédaction des différentes pages consacrées au voyage. Dans les faits, entre les destinations, les sites visités, les temples d’Angkor, les bonnes adresses, le journal de voyage et toutes les informations pratiques que je veux remettre en ordre, le chantier s’est révélé beaucoup plus important que prévu.

Pendant ce temps-là, notre prochain voyage commençait déjà à prendre forme en coulisses. 

À force d’attendre d’avoir complètement terminé le Cambodge avant de vous en parler, je risquais presque de vous annoncer notre prochaine destination lorsque les valises seraient déjà sorties du placard. 

J’ai donc décidé de faire une petite entorse à mon programme éditorial : mettre momentanément le Cambodge en pause pour ouvrir le chapitre suivant. Parce que, oui, nous savons désormais où nous repartirons.

Et ce ne sera finalement pas là où nous l’avions prévu.

En novembre 2027, direction le Laos !

Pourtant, la Thaïlande avait déjà une sacrée longueur d’avance

Notre premier voyage en Asie du Sud-Est nous avait conduits en Thaïlande. Forcément, nous en étions revenus avec une longue liste de choses que nous n’avions pas vues… et quelques endroits où nous avions très envie de retourner.

J’avais donc déjà commencé à dessiner un deuxième itinéraire.

Bangkok, d’abord. Lors de notre premier voyage, nous ne lui avions consacré qu’une seule journée complète. Cette fois, l’idée était d’y passer deux ou trois vrais jours avant de reprendre la route.

Ensuite, direction Kanchanaburi. Cette région avait été l’un de nos coups de cœur et j’avais envie de lui consacrer davantage de temps, quitte à la découper en deux étapes : quelques jours autour de Kanchanaburi ville, puis une seconde base plus au nord.

J’avais aussi envie de redonner une chance à certains endroits découverts dans des conditions moins favorables. Erawan, par exemple. 

Erawan National Park - février 2024

Nous avions aimé ses cascades, mais les revoir à la sortie de la saison des pluies, avec davantage d’eau et une végétation encore bien verte, promettait une tout autre ambiance.

La suite devait progressivement nous emmener vers le nord : Sukhothai, Lampang, Chiang Rai, Chiang Mai puis Pai.

Bref, nous n’en étions vraiment plus au stade du « on pourrait retourner en Thaïlande un jour ». Le voyage commençait déjà à exister. Et la période était déjà choisie : après deux voyages organisés autour de l’anniversaire de John, j'étais bien décidée à ce que le prochain tombe plutôt autour du mien. Il faut quand même rétablir un peu l’équilibre dans ce couple !

Ce serait donc novembre, avec en prime l’occasion de découvrir la région à une autre saison. Tout semblait réglé.

Puis vint le Cambodge...

Une conversation à Preah Khan

Le petit grain de sable s’est glissé dans la machine dans un endroit qui s’y prêtait plutôt bien : Preah Khan, l’un des temples d’Angkor que nous avons préférés.

Nous y avons rencontré un couple de Français retraités avec qui la conversation s’est engagée assez naturellement. C’est le genre de rencontre que j’aime particulièrement en voyage : des personnes qui ont déjà beaucoup baroudé, qui prennent le temps de réellement découvrir les pays qu’elles traversent et avec lesquelles une simple conversation peut soudain vous emmener beaucoup plus loin que prévu.

Nous avons commencé par parler du Cambodge. De cette authenticité qui nous avait tant séduits. Des rencontres. De l’accueil. Mais aussi du conflit avec la Thaïlande et de ses conséquences sur les choix des voyageurs. Eux avaient finalement rayé Battambang de leur itinéraire. Nous, nous venions justement d’en revenir.

Nous leur avons raconté que nous avions décidé de maintenir cette étape malgré le contexte, que nous n’avions rencontré aucun problème lié au conflit et, surtout, que nous avions adoré notre séjour.

Puis, presque naturellement, la conversation a glissé vers un autre pays. Le Laos.

Une petite graine qui est restée dans un coin de notre tête

Le Laos n’est évidemment pas apparu de nulle part. Il faisait déjà partie de nos futurs projets de voyage. J’avais même commencé à construire non pas un, mais deux itinéraires d’environ un mois pour pouvoir découvrir le pays sans courir.

Pourtant, la conversation de Preah Khan a changé quelque chose. Nos interlocuteurs venaient du Laos et nous ont parlé d’un pays dans lequel ils avaient retrouvé une partie de ce que nous étions justement en train d’aimer au Cambodge : une certaine authenticité, un rythme différent, des rencontres.

Ils nous ont aussi parlé d’un pays qui évolue rapidement, notamment sous l’effet des nouvelles infrastructures, de l’influence chinoise et du développement touristique.

À Luang Prabang, ils avaient par exemple été attristés par la manière dont le tak bat, la cérémonie matinale des offrandes aux moines, pouvait parfois prendre des allures d’attraction touristique. 

Tak Bat à Luang Prabang : une fidèle offre de la nourriture à un jeune moine lors de la collecte matinale des aumônes - Photo : shankar s. from Dubai, united arab emirates, Licence CC BY 2.0, via Wikimedia Commons. 

Nous avons également parlé du Mékong et des changements qui touchent progressivement le fleuve jusque dans le sud du pays, notamment à cause des barrages.

Nous ne sommes évidemment pas sortis de Preah Khan en annonçant : « Bon, changement de programme, on part au Laos ! »

Ce serait rendre la scène beaucoup plus théâtrale qu’elle ne l’a été. Mais cette discussion est restée dans un coin de notre tête.

Et plus on y repensait, plus une question revenait : si nous avons vraiment envie de découvrir le Laos, pourquoi attendre encore plusieurs années ?

Parce que oui… le Laos était déjà prévu deux fois

À l’origine, mon idée était pourtant très confortable.

Puisqu’un mois me semblait trop court pour découvrir le Laos du nord au sud à notre rythme, autant y retourner deux fois.

Simple. Un premier voyage devait être consacré essentiellement au nord du pays. Le deuxième nous aurait emmenés vers le centre et le sud, avec notamment la Plaine des Jarres, les deux grandes boucles en scooter et, tout au bout, les 4 000 îles

Deux voyages. 

Deux mois au total. 

Pas besoin de courir.

Sur le papier, c’était parfait. Le seul problème, c’est que ces deux voyages étaient prévus… plus tard.

Et après cette conversation à Preah Khan, ce « plus tard » a commencé à nous déranger.

Et si, pour une fois, nous n’attendions pas ?

Nous nous étions initialement dit que nous repartirions en Asie tous les deux ans.

Cela semblait raisonnable : du temps pour préparer le voyage suivant, renflouer les caisses et profiter d’autres projets entre-temps. 

Puis nous avons regardé le calendrier. Entre notre retour du Cambodge et le voyage suivant, l’attente nous a soudain semblé terriblement longue. Alors nous avons fait nos comptes. Et la conclusion était finalement assez simple : nous pouvons nous permettre de repartir plus tôt.

À partir de là, une autre question s’est imposée. Pourquoi attendre uniquement parce que nous avions décidé, un jour, qu’il fallait laisser deux ans entre deux grands voyages ? La vie, elle, n’attend pas. Ttant que nous avons la possibilité de voyager, autant en profiter.

Quant à la Thaïlande ? Elle n’a évidemment pas disparu de nos projets. J’ai toujours envie de retourner à Kanchanaburi, de découvrir Sukhothai, Lampang, Chiang Rai et Pai, et je sais déjà que nous y reviendrons.

Simplement, elle attendra encore un peu.Le Laos vient de lui passer devant.

Rendez-vous est donné en novembre 2027 !

Cette fois, ce sera donc mon anniversaire que nous fêterons en Asie.

Notre prochain grand voyage nous conduira au Laos en novembre 2027. Pour l’instant, rien n’est réservé.

L’itinéraire général est construit. Les étapes et le nombre de nuits sont définis, les différents transports ont été repérés, plusieurs hébergements aussi et j’ai déjà commencé à travailler plus précisément sur les visites.

Cependant, aucune réservation ne sera faite avant d’avoir réglé une question autrement plus importante que le choix d’un hôtel à Luang Prabang : la pension de nos toutous.

Je ne réserve jamais un voyage avant d’être certaine que la personne qui s’occupe d’eux pourra les accueillir pendant notre absence. Si tout se goupille comme prévu, les choses sérieuses devraient donc commencer vers décembre.

Il reste malgré tout un léger problème...

Vous vous souvenez ? À l’origine, j’avais imaginé deux voyages d’environ un mois au Laos : l’un consacré essentiellement au nord du pays, l’autre au centre et au sud.

Ce projet n’a pas disparu.

Le problème, c’est que notre sentiment d’urgence concerne aujourd’hui précisément deux régions qui se trouvent presque aux deux extrémités du pays : le Nord… et les 4 000 îles.

Voilà donc le véritable défi de ce premier voyage : réussir à relier ces deux priorités en quatre semaines, sans pour autant renoncer à notre façon de voyager. Il faudra forcément faire des choix. Certaines étapes prévues à l’origine devront probablement attendre un prochain séjour. D’autres devront bénéficier de plusieurs nuits pour que nous ayons réellement le temps d’en profiter.

L’objectif n’est donc pas de « faire tout le Laos » en un mois — ce serait totalement contraire à notre manière de voyager — mais de construire un itinéraire suffisamment équilibré pour découvrir le nord et le sud sans transformer quatre semaines de slow travel en course contre la montre.

C’est précisément ce casse-tête qui sera au cœur du prochain article.

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