05 et 06/02/2026 : jungle, Lazy Beach et parenthèse de douceur à Koh Rong Sanloem

Deux journées simples, mais essentielles

Après le trajet mouvementé entre Phnom Penh et Koh Rong Sanloem, ces deux journées sur l’île nous offrent exactement ce dont nous avions besoin : du temps, du calme et l’impression, enfin, de pouvoir ralentir vraiment.

Sur le papier, il ne s’y passe pas grand-chose de spectaculaire. Pas d’enchaînement de visites, pas de gros programme, pas de transport à gérer. Et pourtant, ces deux journées comptent énormément dans notre voyage. Parce qu’elles nous permettent de profiter de Koh Rong Sanloem telle qu’elle est encore aujourd’hui, avec ses beaux moments, son rythme lent… et aussi les signes très visibles de sa transformation en cours.

Ambiance locale et rythme lent : tout ce dont nous avions besoin

Et surtout, elles nous permettent de recharger les batteries avant d’attaquer la suite du voyage.

5 février : un copieux petit déjeuner avant de partir vers Lazy Beach

Après une excellente nuit, nous descendons prendre un bon petit déjeuner au Coco Bungalows, car une vraie petite randonnée nous attend.

Ce matin-là, nous choisissons une formule plus occidentale : fruit shake au choix, boisson chaude ou froide, œufs, toasts, beurre, fruits frais et pancakes avec du miel ou du sirop d’érable. 

Quand le chat de l'hôtel attend que quelque chose d'intéressant tombe de la table...

Ce n’est pas forcément ce que je préfère sur la durée, mais pour partir marcher dans la chaleur et l’humidité, c’est très bien. L’objectif du jour est simple : rejoindre Lazy Beach, l’une des autres plages accessibles à pied depuis Saracen Bay.

Une vraie marche dans la jungle

Sur une carte, cela peut sembler assez simple. En réalité, la balade se mérite un peu plus que ce qu’on pourrait imaginer.

Nous empruntons la piste qui traverse l’intérieur de l’île et, très vite, nous nous retrouvons à marcher dans une ambiance de jungle : végétation dense, bruits de la forêt, sensation d’être loin de tout… et surtout un taux d’humidité impressionnant. La chaleur colle à la peau, on transpire vite, et les quarante minutes de marche paraissent plus longues qu’elles ne le sont réellement.

L'une des raisons pour lesquelles il vaut mieux toujours vérifier l'intérieur de ses chaussures avant de les enfiler ! 

Ce n’est pas une randonnée difficile au sens technique du terme, mais ce n’est pas non plus une promenade fraîche et légère. Il faut accepter de marcher dans une atmosphère lourde et très humide. C’est précisément pour cela que l’arrivée à Lazy Beach procure une telle satisfaction.

Lazy Beach, la récompense après l’effort

Quand nous débouchons enfin sur Lazy Beach, l’effet est immédiat : la plage est très jolie, peu peuplée, paisible, et l’ensemble invite instantanément à ralentir.

Arrivée sur la plage de Lazy Beach

L’endroit porte vraiment bien son nom. Ici, tout pousse à se poser, à profiter du décor, à n’avoir rien d’autre à faire que regarder la mer, entrer dans l’eau et laisser passer le temps. Nous nous baignons, et c’est là qu’un golden retriever vient carrément squatter notre serviette, comme si elle lui appartenait depuis toujours. 

Nous l’avions déjà remarqué la veille, mais cette journée le confirme : Koh Rong Sanloem est vraiment le paradis des chiens. Ils sont partout, détendus, parfaitement intégrés à la vie de l’île. En revanche, ils ne sont pas tous forcément aussi attachants : certains circulent en meute, donc mieux vaut rester un peu vigilant sans tomber dans l’excès.

Un déjeuner qui prolonge la parenthèse

À Lazy Beach, le restaurant de la plage, Beach Bar Lazy Beach, est aussi une très bonne surprise, avec des prix tout à fait raisonnables. 

Le Beach Bar Lazy Beach, un endroit qui invite à la détente

C’est exactement le genre d’endroit où l’on prévoit de s’arrêter manger… puis où l’on reste finalement plus longtemps que prévu parce que l’ambiance est idéale.

John commande un curry, tandis que j’opte pour un potage tom yam. Le cadre, la plage, le calme et le plaisir d’avoir “mérité” cette pause rendent le tout encore plus agréable.

C’est typiquement l’une de ces étapes simples, mais dont on se souvient très bien ensuite.

Retour par la jungle et repos bien mérité

Après cette parenthèse, nous reprenons le même chemin dans l’autre sens. Même piste, même humidité, même sensation d’avoir chaud très vite.

Le retour prend lui aussi environ 40 minutes, et nous sommes contents de retrouver le Coco Bungalows pour une bonne douche et un moment de repos. C'est aussi l'occasion d'observer quelques pêcheurs d'oursins.

Cette journée n’a rien d’extraordinaire sur le papier, mais elle a exactement ce qu’il faut : une marche qui demande un petit effort, une plage qui récompense vraiment, et cette impression agréable d’avoir gagné son moment de détente.

6 février : une journée 100 % chill à Saracen Bay

Le lendemain, changement d’ambiance. Aujourd’hui, nous ne prévoyons rien de particulier.

Nous nous offrons une vraie journée 100 % chill à Saracen Bay. Bonne nouvelle : nous avons enfin réussi à faire une vraie nuit, et surtout à ne pas nous réveiller beaucoup trop tôt. Bon, cela reste matinal… mais à ce stade du voyage, c’est presque une victoire.

Lever de soleil sur la baie

Le programme du jour est très simple : profiter de la plage, marcher tranquillement, se baigner, boire un verre, puis savourer la fin du séjour sur l’île sans chercher à “rentabiliser” quoi que ce soit.

Et très franchement, cela fait du bien.

Une île en pleine transformation

Nous décidons de marcher jusqu’à l’autre extrémité de Saracen Bay, tranquillement, au rythme de la plage. Là, le contraste saute aux yeux.

D’un côté, nous tombons sur des resorts complètement à l’abandon. De l’autre, sur de gros complexes en construction. Le tout donne vraiment l’impression d’une île en plein remaniement, d’un territoire en train de changer rapidement de visage. 

Nous entendons aussi plusieurs choses sur place à propos de terrains vendus à des investisseurs, et de tenanciers invités à quitter les lieux parfois assez rapidement. Nous ne pouvons pas vérifier ces informations par nous-mêmes, donc nous les gardons au rang de ressenti et de rumeur locale. En revanche, ce qui est certain, c’est que le changement est déjà visible.

Une île préservée... mais pour combien de temps ?

Et ce constat nous laisse une impression un peu amère. Il rappelle à quel point l’Asie peut parfois être brutale avec les petites structures, les commerces modestes et les équilibres fragiles. En même temps, nous nous disons aussi que nous avons peut-être visité l’île au bon moment : avant qu’elle ne prenne un tournant qui, très honnêtement, ne nous conviendrait sans doute plus autant.

C’est d’ailleurs aussi ce qui nous fait renoncer à aller nous promener du côté de Sunset Beach. Le chantier croisé dans la jungle la veille avait déjà sérieusement cassé le charme de la traversée, et nous n’avions pas envie de retrouver la même impression une nouvelle fois.

L’eau presque pour nous seuls

Après cette marche, nous nous arrêtons boire un verre sur la plage, puis nous nous posons un peu plus loin pour nous baigner.

Là, le sentiment est presque irréel : il n’y a quasiment personne dans l’eau. Comme si la mer devenait, pendant un instant, notre piscine privée.

La plus grande piscine privée du monde ! 

C’est l’un de ces petits luxes de voyage qui n’ont l’air de rien, mais qui marquent vraiment. En Thaïlande, nous n’aurions sans doute jamais vécu cela de cette manière. Ici, au Cambodge, et à Koh Rong Sanloem en particulier, cela nous arrache un vrai sourire.

Happy hour au Sara Resort

En fin de journée, nous retournons nous reposer un moment à l’hôtel avant de ressortir pour la happy hour du Sara Resort.

Je vous rassure : l'un des deux verres était bien celui de John ! 

Cocktails à moitié prix, ambiance légère, sentiment de n’avoir absolument rien à prouver ni à optimiser aujourd’hui… Tout cela résume parfaitement l’esprit de cette journée.

Parfois, le voyage ne tient pas à ce qu’on fait, mais au fait d’accepter de ne rien forcer.

Une dernière soirée au Coco Bungalows

Le soir, nous terminons la journée — et presque notre parenthèse sur l’île — au restaurant du Coco Bungalows. Une dernière fois, et sans la moindre hésitation. John reprend ses fruits de mer au poivre vert, fidèle à lui-même, tandis que je choisis cette fois un poisson aigre-doux

Comme les soirs précédents, nous mangeons très bien, dans ce cadre calme et agréable qui nous a tellement plu dès notre arrivée.

À ce stade, la question d’aller dîner ailleurs ne se pose même plus. Le restaurant est bon, les patrons sont vraiment sympathiques, l’atmosphère nous plaît… alors pourquoi chercher mieux ailleurs ?

Et au fond, c’est peut-être ça, le vrai luxe en voyage : être au bon endroit, et ne pas avoir besoin d’en bouger.

Deux journées sans grand programme, mais pas sans importance

Ces deux journées à Koh Rong Sanloem sont simples. Il ne s’y passe rien de spectaculaire, rien qui “remplit” facilement un programme très dense. Et pourtant, elles comptent beaucoup.

Petit résumé vidéo de ces deux journées sur Koh Rong Sanloem

Elles nous permettent de découvrir Lazy Beach, de profiter pleinement de Saracen Bay, de ressentir le calme de l’île, mais aussi de voir très clairement qu’elle est en train de changer.

Avec le recul, ce sont des journées essentielles, parce qu’elles nous donnent précisément ce que nous étions venus chercher ici : une parenthèse de douceur, de mer, de chaleur, de lenteur… peut-être à un moment où l’île ressemble encore un peu à ce que nous espérions y trouver.

Et surtout, elles nous permettent de repartir avec les batteries bien rechargées pour la suite du voyage.