31/01 & 01/02/2026 - De Bruxelles à Phnom Penh, le voyage commence enfin

Deux ans à attendre ce départ

Après deux ans de préparation, de lectures, d’échanges et de doutes parfois aussi, il est enfin temps de partir.

Le 31 janvier 2026, vers 10 heures du matin, nous quittons la maison avec ce mélange bien connu d’excitation et de légère tension qui accompagne toujours les grands départs. Même lorsque tout est prêt, même lorsque l’on attend ce moment depuis des mois, il reste toujours cette petite nervosité de début de voyage. Celle qui dit à la fois : ça y est, on y est… et pourvu que tout se passe bien.

Nous arrivons à Zaventem vers 11h15, le temps de laisser la voiture au parking de l’aéroport avant de rejoindre le terminal. Le vol de Qatar Airways décolle à 14h55 en direction de Doha, première étape d’un long trajet vers le Cambodge.

Un long trajet, mais sans le moindre accroc

Le voyage jusqu’à Phnom Penh est long, mais franchement sans encombre.

Premier vol jusqu’à Doha, arrivée vers 23 heures heure locale, puis redécollage à 1h50 pour la suite du trajet, avec une courte escale technique à Hô Chi Minh-Ville sans même devoir quitter l’avion. Nous finissons par atterrir à Phnom Penh à 15h25, heure locale.

Ce n’est pas notre premier vol de nuit long-courrier, et très honnêtement, c’est une formule que nous apprécions. Nous l’avons déjà expérimentée pour la Thaïlande et cela nous convient bien. Le temps passe différemment, on somnole comme on peut, on vit un peu hors du temps, et cela fait déjà partie du voyage.

Côté compagnie, Qatar Airways tient largement ses promesses. Sans grande surprise, le niveau de service nous rappelle celui d’Emirates, avec un personnel particulièrement agréable, un bon confort à bord et des petites attentions toujours appréciables sur un trajet aussi long. Les repas sont bons, peut-être un peu moins complets que dans notre souvenir d’un précédent voyage, mais rien à redire non plus.

Mention spéciale en revanche pour les hôtesses, vraiment au top, ainsi que pour les accessoires distribués à bord : lingettes rafraîchissantes, masque de nuit, bouchons d’oreilles et même brosse à dents avec dentifrice. Le genre de détail qui semble anodin, mais qui devient soudain très appréciable après de longues heures de vol.

L’escale à Doha, elle, se déroule sans stress. Nous sommes fatigués vu l’heure, bien sûr, mais encore pleinement dans l’excitation du départ. Le temps de correspondance est juste suffisant pour changer de terminal sans courir partout, ce qui est exactement ce qu’il nous faut.

Premiers pas à KTI, le nouvel aéroport de Phnom Penh

Quand nous atterrissons enfin à KTI, le nouvel aéroport de Phnom Penh, la première surprise est immédiate : il est magnifique.

Nouvel aéroport KTI de Phnom Penh à notre arrivée au Cambodge

Nouvel aéroport KTI de Phnom Penh à notre arrivée au Cambodge

Flambant neuf, moderne, spacieux, lumineux, avec de très hauts plafonds et même beaucoup de verdure, il donne tout de suite une très belle première impression. Nous sommes étonnés par le calme qui y règne. Peu de monde, aucune cohue, pas de file interminable à l’immigration : c’est même directement à notre tour. Après Bangkok et son agitation, le contraste est saisissant.

Cette arrivée très fluide nous donne aussi un premier aperçu d’un Cambodge moins saturé touristiquement que la Thaïlande. Dès ces premiers instants, on sent déjà que l’expérience sera différente.

Une fois les formalités passées, nous récupérons nos bagages, faisons un premier petit change et achetons nos cartes SIM locales. Là aussi, tout s’enchaîne assez facilement. Après un si long trajet, c’est exactement ce qu’il nous faut.

Le premier petit imprévu du voyage

C’est finalement au moment de quitter l’aéroport que les choses se corsent un peu… ou plutôt qu’elles commencent à prendre cette petite couleur de voyage qui oblige à s’adapter.

Notre chauffeur est censé nous attendre avec une pancarte. Sauf qu’il n’y a personne.

Après un instant de flottement, nous contactons l’hôtel, puis réussissons à joindre la compagnie de taxi. Le chauffeur n'avait pas encore démarré en direction de l'aéroport. Et comme rien ne vaut parfois les solutions les plus simples, nous finissons par envoyer un selfie pour que le chauffeur puisse nous repérer plus facilement. 

Petit selfie pour que notre chauffeur repère plus facilement nos trombines... 

Quelques minutes plus tard, tout est réglé et nous sommes enfin en route vers le centre de Phnom Penh.

Sur le moment, après autant d’heures de voyage, nous nous serions bien passés de ce mini contretemps. Mais avec le recul, cela ressemble déjà à une première mise en bouche du Cambodge : un petit imprévu, un peu de débrouille… et une solution.

Premier trajet dans Phnom Penh : le chaos organisé

Le trajet jusqu’à notre hôtel, le Frangipani Royal Palace, situé dans le quartier du Palais Royal, dure environ une heure. Et très vite, nous retrouvons une sensation déjà connue depuis la Thaïlande : celle d’une circulation dense, intense, mais qui fonctionne malgré tout selon sa propre logique.

Un vrai chaos organisé.

Embouteillages, flux incessants de véhicules, mouvements qui semblent improbables mais qui finissent toujours par s’imbriquer… Ce premier trajet nous plonge directement dans l’ambiance urbaine de Phnom Penh. Et puis, à un moment, il y a cette vision qui rend tout cela soudain très concret : le monument de l’Indépendance, aperçu “en vrai” pour la première fois.

Monument de l’Indépendance à Phnom Penh lors de notre premier soir

Premier passage devant le Monument de l’Indépendance. Ca y est ! Nous y sommes ! 

C’est souvent dans ce genre de détail que le voyage devient réel. Pas dans l’aéroport. Pas dans l’avion. Mais dans cette seconde très précise où un lieu que l’on a vu cent fois en photo apparaît soudain devant soi.

Une arrivée festive près du Palais Royal

Nous pensons rejoindre tranquillement l’hôtel, découvrir notre chambre, souffler un peu et nous poser. Mais Phnom Penh a visiblement prévu une autre entrée en matière.

À notre arrivée, la rue est bloquée par d’importantes festivités locales. Impossible d’aller jusqu’au bout en voiture : nous devons terminer à pied. Tout le quartier autour du Palais Royal et du quai Sisowath est animé par un immense marché de nuit, des stands, de la nourriture de rue, de la musique et une foule bien plus dense que celle croisée à l’aéroport.

Une arrivée en pleine fête. Quoi de mieux pour se mettre dans l'ambiance ?

Après le calme presque étonnant de KTI, le contraste est total.

Sur le moment, nous avons tout de même une petite inquiétude : notre chambre donne sur la rue, et nous craignons brièvement que ce quartier reste aussi bruyant pendant tout le séjour. Heureusement, cette impression ne durera pas. Une fois les festivités passées, l’ambiance redeviendra nettement plus calme, ce qui nous rassurera vite.

Premiers repères, premier lok lak, premiers vrais instants cambodgiens

Nous ne traînons pas. Après avoir découvert la chambre, rangé rapidement nos affaires et pris une bonne douche, nous repartons faire un petit tour dans ce marché de nuit improvisé à ciel ouvert.

Et là, une autre sensation forte s’impose : ça y est, nous sommes vraiment au Cambodge.

Ambiance festive dans toutes les rues

Les stands de jus de canne, la street food, l’animation, les odeurs, la lumière du soir, les premières images du Mékong tout proche… Tout cela a quelque chose de très concret, de très vivant, qui fait basculer le voyage dans le réel.

Pour le dîner, nous choisissons finalement la facilité en mangeant à l’hôtel. Rien d’inoubliable sur le plan culinaire, mais cela fait parfaitement l’affaire pour cette première soirée. John opte pour des fruits de mer au jeune poivre de Kampot, tandis que je goûte mon premier lok lak de bœuf du séjour.

Le vrai plus, ce soir-là, est surtout ailleurs : la vue depuis le rooftop. Terminer cette première journée avec un cocktail en admirant le ballet des bateaux de croisière colorés sur le Mékong a quelque chose de suspendu.

Vue depuis le rooftop près du quai Sisowath à Phnom Penh
En haut : Vue depuis le rooftop près du quai Sisowath à Phnom Penh. En bas à gauche : fruits de mer au poivre vert frais - à droite : lok lak de boeuf

Un de ces moments simples, un peu irréels, où l’on sent la fatigue tomber doucement pendant que le voyage, lui, commence vraiment.

Une première nuit confortable, mais un hôtel qui déçoit déjà

À 22 heures, il est plus que temps d’aller dormir. Nous sommes à la fois heureux, fatigués et conscients qu’il vaut mieux nous reposer sérieusement : le lendemain s’annonce bien plus lourd émotionnellement, avec la visite de S21 et des Killing Fields.

La chambre, elle, nous laisse une impression mitigée. Confortable, oui, mais un peu vétuste et pas toujours très bien entretenue : peinture écaillée, meubles abîmés, peignoirs troués, quelques traces de négligence aussi côté propreté. Rien de dramatique, mais assez pour susciter quelques réserves.

Notre chambre, jolie en apparence, mais qui montrera rapidement ses limites.

Et puis il y a ce détail qui, à nos yeux, n’en est pas vraiment un : lors de la réservation, un mini-bar à discrétion faisait partie des arguments mis en avant. En réalité, il n’y a tout simplement pas de mini-bar du tout. Lorsque nous le signalons le lendemain, on nous apporte un coca et une bière, sans même nous demander si c’est ce que nous souhaitons. Puis plus rien les jours suivants.

Ce n’est pas tant l’absence de boissons qui nous dérange que le principe. Nous n’avions aucune intention de “rentabiliser” quoi que ce soit, mais lorsqu’un établissement met un service en avant pour convaincre ses clients, encore faut-il l’assumer. Pour nous, les engagements non tenus restent un vrai point noir, et c’est clairement la raison pour laquelle nous ne recommanderions pas cet hôtel malgré son emplacement intéressant.

Mais ce soir-là, nous n’avons plus l’énergie de nous attarder sur ce genre de détail. Nous dormons bien, et c’est bien là l’essentiel.

Le Cambodge commence ici

Cette première journée n’a rien d’exceptionnel sur le papier : des avions, une arrivée, un taxi, une installation à l’hôtel. Et pourtant, elle contient déjà beaucoup de ce qui va marquer ce voyage : la fatigue, l’excitation, les petits imprévus, la fluidité inattendue, la chaleur plus supportable qu’imaginé, les premiers sourires, la ville qui vibre, et surtout cette sensation très particulière d’entrer enfin dans un pays que nous préparons depuis si longtemps.

Notre aventure cambodgienne peut enfin commencer.